~ Klaus' ~

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

~ Klaus' ~

Message par Klaus le Mar 20 Oct - 6:03

Ce texte peut ne pas convenir aux jeunes enfants.
Langage cru


Il me semble qu'il ne fait jamais soleil, c'est toujours la nuit, il fait toujours sombre, il n'y a jamais de lumière. J'ai beau me dire que ce n'est que ma réalité à voir la tête des hommes qui passent et repassent devant moi aux mêmes heures, de la même démarche et ce périodiquement, je ne dois pas rêver. Ils sont aussi gris et termes que le bitume sur lequel mon cul repose à longueur de journée, toute la nuit aussi parfois. On peut dire que je suis la loque du quartier, voir le cadavre qui respire encore dans ce monde de merde. Parfois par contre mon quotidien change, un mec ou une femme s'arrête, me regarde, me crache dessus, puis c'est tout. Je dirais que c'est un peu comme de la pluie, aussi sale que l'eau qui tombe du ciel. Y'a mon camarade aussi des fois qui vient me voir, lui il est sympa, il me met sa botte dans le genou et m'oblige à lever les yeux.

- Aujourd'hui c'est à toi de ramener la bouffe.

Il pourrait aussi bien dire ce qu'il veut, je n'ai pas faim à croire que finalement, je ne suis pas un humain. Je ne suis plus l'ombre de moi-même, un mort cérébrale. Bref, je dois me trainer à deux rues de là. Le plus souvent il me laisse me décomposer dans mon coin, mais quand il me sort de ma torpeur c'est pour une bonne raison, il veut dormir. Je ne sais même plus ce que c'est. C'est à moi de faire le trottoir, de rester sagement sous le lampadaire défectueux à attendre. Voilà, une voiture s'arrête la portière s'ouvre et je monte si lentement que ce n'est pas étonnant de voir le conducteur repartir alors que je ne suis, des fois, pas complètement assis. Un beau jour, la portière s'était refermé sur ma jambe et, depuis, une longue cicatrice marque ma jambe.

C'est dans un motel miteux et puant que le client, comme les autres, me baise. Je me montre un peu trop pute, un peu trop faible, et après avoir donné mon corps, je suis récompensé d'un billet. Je peux trainer de nouveau mon corps souillé jusqu'à mon coin de rue et attendre le prochain. Parfois le temps semble si long et pourtant quand l'autre revient me voir et me demande sa part, je n'ai rien à donner, alors c'est pas compliqué je finis tabassé, pas seulement par lui, mais aussi par notre maitre. Je ne sers à rien, mon pote devrait ce choisir un autre double plutôt qu'un junkie complètement bourré et larvatique. Je suis bien d'accord, je préfère trainer avec les poubelles et les rats, recouvert de mouches et de détritus plutôt que de sentir encore dans ma bouche la purée blanche de ses hommes qui se vident pour un billet.

Voilà vous commencez à comprendre, je suis un mec et je me prostitue, pour un billet mon cul appartient à qui le veut, mais enfoncé sa bite dans le cul mal lavé d'un chat perdu s'est pas vraiment ce qu'il y a de plus jouissif je crois. C'est pas bien grave, il y a toujours l'héro pour oublier, pour dormir et finir sa misérable existence dans un coin oublié.

Tiens, il pluie encore, à croire que c'est toujours comme ça dans ce monde. Mais en tout cas, ce soir on dirait qu'on ne veut pas me laisser dormir, parce que y'a du bruit, mon regard noir et morne tombe sur un groupe de voyou de ses bas quartiers. Filles et garçons mélangés, c'est à rire, comme si le monde pouvait être encore normal. Pourquoi est-ce qu'ils restent là à me regarder mourir, pourquoi ne pas aller jouer ailleurs, hein? Je suis pathétique j'ai remarqué. Pourquoi faites-vous du bruit, arrêtez de crier et laissez moi dormir, vous ne saisissez pas c'est quoi foutre la paix à quelqu'un? Vous allez me lâcher oui! Bien sûr que non, vous ne pouvez pas m'entendre penser vous êtes trop nul!

Il semble que finalement, il me reste un peu de vie en moi parce que dès lors qu'on tente de me prendre ma bague je deviens un vrai sauvage. Ils n'ont pas l'air d'apprécier parce qu'on m'abandonne dans un container à déchet et là je ferme les yeux, c'est le pied... l'odeur infecte de la moisissure me semble encore plus délicieuse depuis que j'ai le nez enfouis dans les vidanges. Cette bague c'est tout ce qui me reste...

- x - x - x - x - x - x - x -

# Flash Back #


- Klaus, je suis content que tu es pu venir...

Klaus venait d'entrer dans un petit appartement, si petit qu'en fait, ce n'était qu'une chambre surchargée avec un micro-onde à côté de la télévision. À peine adolescent, le jeune homme encore timide portait déjà percing et tatouage, avec des vêtements à la mode Cyberpunk. Déjà il ne faisait plus parti de la société trainant trop jeune avec qui il ne fallait là où il ne devait pas. Son copain l'avait demandé et il était venu le rejoindre et comme d'habitude, il était entré sans frapper et avait été accueilli par cet homme qui l'entraînait un peu plus chaque jour dans la déchéance. S'ils étaient pris, c'était la prison et la ré-éducation. L'élève se laissait complètement aimer par ce professeur qui avait réussi à percer ses barrières parentales et c'était peut-être pour cela aujourd'hui le jeune se laissait aller à la débauche ne craignant plus ses parents. Étendu dans les draps, regardant l'adulte fumé sa clope il souriait, oui il aimait le voir ainsi détendu, si fort, si sur de tout. Il échangea un baiser puis l'adolescent lui prit la main...

- Je me demande si tu aimes encore le type qui te l'a offert.

Son amant rit et caressa ses cheveux sans répondre. Le silence, c'était bien. Ils ne parlaient pas beaucoup de leur vie personnelle et c'était peut-être mieux parce que lui était amoureux pour la première fois de sa vie et il se doutait que son prof aimait juste son corps. C'était normal, un type beaucoup plus vieux que lui, qui le gardait après la classe pour le toucher ou l'embrasser, l'amener dans certain club comme un trophée, ne pouvait tout simplement pas éprouvé le même genre de sentiment que lui. Klaus n'attendait pas une réponse, il était sur de ne pas en avoir, seulement il se demandait vraiment qui avait offert un tel bijou.

- J'ai trouvé ça dans une rue un jour. C'était après un cadavre. Je devais avoir ton âge, je l'ai pris et depuis je le garde.

- x - x - x - x - x - x - x -


- Crétin sort de là!

Je suis tiré par mon comparse de trottoir, il ne semble pas content et c'est à ce demander pourquoi. Sa gifle par contre à de quoi me ramener sur terre. Il doit bien avoir une raison et je sais que je vais l'entendre. Il me cherche depuis trois heures. Et alors, moi j'étais bien là avec mon passé pourquoi me tirer de ça hein? Il avait qu'à rester sagement à côté de la poubelle et c'est moi qui prendrait comme d'habitude. Pas besoin de me pousser, je sais marcher, même si je boite depuis que je me suis presque fait couper la jambe par ce client pressé de l'autre jour. Oui oui, je retourne faire le trottoir, ventre mon cul pour un billet. Qui veut baiser un cadavre, vous savez ses choses sans vie qui vivent d'habitude bien enfoui sous la terre et que seul les bons à enfermer dans un asile désirent?...

Sous mon lampadaire j'oublie un peu que je suis seul et que la seule personne qui attend quelque chose de moi c'est l'autre qui vient de me sortir de mon cercueil. Comme s'il pouvait comprendre quelque chose, c'est vraiment n'importe quoi. En attendant, je préfère oublier, fermer les yeux et dormir debout. Même si on veut de moi, moi je ne veux pas alors je m'en fous, je reste sagement à ma place là, bien tranquillement exposé comme une statut, passer votre chemin, je veux être laissé pour mort, je veux mourir gentiment dans la rue pour que mon bien aimé me retrouve. Même si lui m'a oublié. Ce souvient-il seulement de mes lèvres, de mes yeux, de mon visage, de mes mains ou encore de n'importe quoi me concernant? Je doute, je crois bien que non. En fait, j'espère juste qu'il reconnaitra sa propre bague et qu'il me reprendra avec lui, qu'il me sortira de ma débauche et de mon trou à ver.

- Sale empoté!

Le gout du ciment sur mes lèvres me rappelle que je ne suis pas juste là pour donner ma part à l'autre pute du réverbère, mais aussi à notre patron à tous les deux. Seulement moi, si je le fais c'est tout simplement parce que je ne me suicide pas encore. Ils auront beau me frapper, me battre jusqu'à ce que mon corps se disloque et ne soit plus qu'un amas de sang, de chaire et d'os brisé, je ne risque pas de me montrer encore plus vivant que je ne le suis présentement. Je pourrais presque sourire je crois si seulement je savais comment faire. Oui... frappez-moi encore, mettez-moi à vos pieds, dominez-moi autant que vous voudrez, je resterai celui que je suis, une pauvre merde qui reste mou et qui laisse son corps obéir à tous apprenti marionnettiste. J'aurai le droit à la ré-éducation habituelle rien de bien palpitant, je vais encore pouvoir retourner dans ma tête....

- x - x - x - x - x - x - x -

# Flash Back #


- Tu m'aimes ?
- Klaus, je t'ai déjà dit de ne pas poser cette question ...
- Mais je ...

Le couple habituel qui est toujours nu dans les draps, dans le lit, juste sous la fenêtre, est interrompu dans cette discussion d'amoureux par la porte qui cède alors que finalement des types entrent. L'autorité a enfin décidé d'intervenir dans la vie bien insignifiante de ces deux contrevenants à la loi. Parce que même si tout est permis, il y a des secrets que personne ne doit découvrir. L'interrogatoire musclé qu'eut droit Klaus ne le laissa qu'en larmes sans comprendre pourquoi les cours particuliers, les têtes-à-têtes et les rendez-vous avec son professeur pouvaient à ce point intéressé l'état. Ils n'ont rien fait d'autre que coucher ensemble, jouir peau contre peau. Comment expliqué qu'en réalité les sentiments tout innocent d'un enfant n'a rien à voir avec la vie personnelle et secrète d'un homme mûr. Après des années en centre de ré-éducation, de surveillance parentale, le petit Klaus a finis par grandir et jouer le jeu, accepté que le monde va bien mieux depuis que l'Ordre Azenath est au pouvoir. Parce que de toute façon, c'était bien vrai. Il aurait peut-être cependant mieux valu que ce dernier demeure bien emballer sous l'autorité qu'abandonné chez les pauvres et misérables citoyens, mais une créature aussi insignifiante n'est pas une menace, elle est trop faible et stupide pour opposer un semblant de croyance et de désire personnel.

- x - x - x - x - x - x - x -


Voilà j'aurai bien encore passé des années comme ça dans mon passé bien ouatée, bien chouchouté par le maitre des putes du secteur. Il aura beau dire que cette éducation sert à nous réveiller, moi je vois entre les cris, les souffrances et la mort partout peu de chance, un peu plus de héro et tout passera comme si de rien n'était. Qu'importe les chaines, le cuirs ou encore le fouet, qu'ils me frappent, me violent, me tuent mille fois, je n'existe pas, une créature aussi faible et sans importance, impossible d'en faire quoique se soit de réveiller un tant soit peu son esprit éteint avant même de s'être allumé. Un ordinateur à au moins la possibilité d'avoir le bouton "ON" qui fonctionne, moi j'ai eu ce défaut de fabrication à la naissance, il est défectueux, il n'existe pas, il n'y a que le sommeil dans mon corps, aussi bien le battre jusqu'à ce qu'il ne reste rien. Tatoue encore ma carcasse, montre bien mon prix sur ces fesses qui de toute façon ne sont à personne, dit qu'elles sont à toi si cela te plaie, mais mon corps n'est qu'un tas de peau, un emballage usé qui est bon pour la poubelle. Voilà, un trou qui vaut un billet. Je m'en balance que la malade m'emporte et me laisse devenir poussière parmi les sacs oubliés sur le coin de la ruelle. Mais ne vient surtout pas me tirer de mon sommeil de mort en prenant ma main, main qui garde le trésor le plus précieux, cet objet tu ne dois pas y toucher ou alors je te tue.

- Au moins ça ça va compenser pour ton travail mal fait.

Je bondis, enfin je prends vie, je rage, je grogne et je mords, je cherche son sang, sa vie, je vais la lui enlever. Il n'est pas question qu'on touche, qu'on regarde ou même qu'on pense à cette bague. Je suis sur lui je le frappe, le griffe, je rage et enfin je vais pouvoir reprendre ce qu'il croit pouvoir être à lui. Qu'il me vende qu'il fasse de ma chaire ce qu'il veut, car tant que mon aimé ne revient pas, je ne suis rien ni à personne, mais cet objet! Il n'est pas question d'y toucher. Je lui mord la main, je lui déchire sa peau, je vais le tuer, le déchiqueter, lui arracher les doigts, lui détruire sa main jusqu'à ce qu'il comprenne que si je fais le trottoir ce n'est pas par faiblesse, mais par désintérêt total. Ses hommes de mains me prennent, me retiennent et il peut alors s'en donner à cœur joie en me frappant jusqu'à ce que je perde connaissance, n'ayant plus de souffle et mon propre sang qui rempli ma bouche. Mais j'ai réussi, il ne pense plus à me prendre ma bague....

- x - x - x - x - x - x - x -

# Flash Back #


La clochette à la porte du petit magasin titille et un jeune homme entre, en fait, il termine probablement son adolescence, son regard est un peu vide, il semble surtout dénudé de toute énergie, c'est à ce demander pourquoi il entre, peut-être parce qu'il n'a pas réfléchi et qu'il s'est perdu dans sa propre tête, il reste comme figé au milieu de la pièce et probablement que le tenancier pourrait souffler sur lui pour le voir tomber et se briser en éclat tant il semble ne pas être solide. Il porte encore la marque sur le bras de son séjour en ré-éducation. Probablement, qu'il est encore sonné autant l'oublié là de toute façon il est inoffensif. Bien sûr, il serait peut-être temps maintenant de le mettre à la porte, car après tout, c'est l'heure de fermer. Mais il s'approche de la petite vitrine et pose son doigt noir sur montrant alors un objet, un simple bijou.

- Elle t'intéresse? Je peux bien te la vendre, de toute façon, même si le type m'a dit revenir la chercher, ça fait des années, alors probablement que cela ne sera pas le cas.

Il reviendra. C'était un message, il allait revenir pour sa bague, alors peut-être reviendra-t-il pour lui aussi, Klaus acheta alors ce bijou avant de sortir dans la rue rêveur. Il n'avait plus qu'à aller mourir dans une ruelle, ainsi il reverra une dernière fois son professeur. Après tout c'est bien là qu'il avait trouvé ce joyau?

- x - x - x - x - x - x - x -

# Flash Back #


- Hey! Au lieu de rien foutre tu pourrais me remplacer? C'est simple, tu vas sous le lampadaire noir, tu vends ton cul et tu me donnes le fric. Je commence à être fatigué moi.

Un jeune adulte aux cheveux noir lève la tête pour poser son regard morne sur le jeune devant lui probablement était-il juste un brin moins âgé, les deux mains sur les hanches, les cheveux sur le visage alors qu'il le regardait comme un môme jaloux. Pourquoi pas, autant s'occuper et puis d'ailleurs peut-être le verra-t-il à la recherche de son précieux bijou...

C'est comme ça que Klaus se prostitua lui qui n'était plus sous surveillance, qui avait été mis à la rue par ses parents et qui attendait seulement le retour prodige de son professeur disparu, il pouvait bien s'occuper en faisant le trottoir. C'est aussi comme ça, qu'il a rencontré le maitre qui n'était pas du tout content qu'un enfoiré vienne piquer le travail de sa putain. Il a d'ailleurs fallu que l'autre intervienne en expliquant que c'était son double. Bien oui, si on laisse un endroit comme ça libre, un autre peut prendre la place, alors les deux garçons vivent sous la même lumière brulé, des mêmes clients, avec la même mention, un cul, un billet. Voilà et le maitre gratuitement à un autre esclave sous sa botte.

Sauf que l'autre lui, c'est un poids lourd qui passe son temps à prendre sa part pour de l'héro, qui se planque dans les container à déchet et qui joue au mort au lieu d'écarter volontairement les cuisses. Un poids qui rapporte presque rien, qui rapporte rien en fait. Et puis rien à faire, le battre, le violer, le torturer, ne sert pas à grand-chose, il ne gémit même pas, il se perd dans son regard vide et on finit par s'ennuyer, alors on le remet dans son trou, en disant qu'au mieux il donne un billet ou deux de temps en temps, mais c'est une plaie. Une chance que l'autre rapporte au moins.
avatar
Klaus

Messages : 11
Date d'inscription : 20/10/2009

||| LOG |||
Division: Lambdas
Job: Prostitué
C.V:

Revenir en haut Aller en bas

Re: ~ Klaus' ~

Message par Klaus le Mar 20 Oct - 6:06

Voilà , un déchet de plus dans la cité ^^'
Fiche complète Dumb

Dumberer Alors je ressemble à un Kevin ?
Pour le petit test : j'ai eu 7 , mais je peux bien mettre 10 si vous me croyez pas XD
ça donne ça De 0 à 10 : Mary-Sue ?
Et mon commentaire : exacte! C'est qui Mary-Sue? (sérieux je sais pas c'est quoi)
avatar
Klaus

Messages : 11
Date d'inscription : 20/10/2009

||| LOG |||
Division: Lambdas
Job: Prostitué
C.V:

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum