Mr Gravedigger

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Mr Gravedigger

Message par Bowie A. Gravedigger le Dim 13 Sep - 3:15

Théâtre du Merdier Quotidien
Acte I – Scène I :
Pathos quand tu nous tiens.

Building secteur Z-Shell. Intérieur jour. Locaux du rédacteur en chef d’un quotidien national.

Les deux hommes se tiennent de part et d’autre d’un large bureau au plateau tellement dégagé qu’il est permis de se poser des questions sur la répartition de temps accordée au golf et à son boulot par le plus âgé des deux. Peut-être est-ce d’ailleurs la raison de l’air sceptique qu’affiche son vis-à-vis tandis qu’il patiente jusqu’à ce que le presbyte ait achevé la lecture de son article aidé de ses culs de bouteilles montés sur rails métallisés.


- Bon, gamin… (un peu gêné)

Gamin… Il commence bien celui là. Oui, vieille loque graisseuse ? Je t’en prie, vas-y. Balance là ta rengaine à deux ronds. Je connais la chanson. Il est très bon ce papier monsieur Graveddiger. Mais…

Mais je suis un gros péteux qui préfère sécuriser sa petite vie en léchant comme il faut les culs hauts-placés. Mais je suis une loque en costume haute-couture, le pif bourré de coke et marié. J’ai des chiards à nourrir vous comprenez. Un rang social à conserver. Publier un pamphlet pareil à l’heure actuelle et c’est ma tête qui va sauter. Hm, cause toujours. Je vais te laisser faire ton speech… Ça me fera continûment marrer de voir comme il est facile de trouver un bouc émissaire derrière lequel se cacher. De chair ou d’idées, les excuses foireuses manquent parfois d’originalité mais la tronche que leur débiteur tire ne faillit jamais à m’amuser. On verrait presque le bâton qui te rentre dans le cul quant tu te tortilles comme ça, Eddy. Sans parler de la laisse qui te serre le cou jusqu’à t’étouffer. Immatérielle – ou plutôt invisible – et pourtant je mettrais ma main à couper que c’est la raison pour laquelle les veines sur ta tronche rubiconde de pervers pulsent et gonflent autant sous ta peau couperosée. Allez Dugland, lance-toi. Tu vas pas nous chier un tank dans ton falzar... Si ? Pitié, épargne moi quand même le détestable Je suis déso


- Je suis désolé mais… (hésitant, regard fuyant et léger tremblement de la jambe)

Et merde. Fallait que tu te foires misérablement hein, tu ne pouvais pas t’en empêcher ? Être un enfoiré qui s’assume, ça ne parle à personne comme concept ? Probablement pas aux sous-fifres asservis comme toi, c’est vrai. Je ne vois pas ce que j’espérais. Tu me déçois. Heureusement que l’ignominie ne fut pas assortie d’un regard condescendant. Sans quoi tes bridges céramique à deux mille paluches auraient valsé, sans nul doute. Il faut se méfier des petits gabarits. C’est l’inverse des roquets à mémé. J’aboie pas. Je vise directement à la gorge. J'vais m’en griller une le temps que tu avale un laxatif et que tu décide à me démouler ton cake, que je puisse me barrer. Oh, pas de cendrier... C’est con pour ta moquette Neiges Himalayennes. Elle a du coûter bonbon au mètre carré. Sacrément chiadée, je le reconnais. Ah… allez pousse un bon coup ma grosse. Ne fronce pas les sourcils comme ça, si tu te crispes ça sortira pas. Laisse donc couler.

- Ton papier est excellent… seulement je ne pourrais pas le diffuser. Encore une fois je suis désolé mais…

- (émet un rire ayant l'air presque spontané) Vous en avez mis du temps à m’envoyer chier. Un conseil, endurcissez-vous un peu mon vieux. On ne fait pas long feu dans le métier en chipotant comme une jouvencelle. Ils vont vous bouffer les jeunes premiers.
- (surprit autant que contrit)

- Hm, bref. Vous m’excuserez, c’était amusant le temps que vous crachiez le morceau mais j’ai à faire. Deux ou trois autres baltringues policés dans votre genre à aller déranger au beau milieu de leur précieuse journée. (visiblement blasé, lâche puis écrase sa cigarette au sol)

- Pardon mais, ce n’est pas ce que… Hey ! Petit con ! Combien tu crois que j’ai allongé pour la moquette de que tu viens de cramer avec ton putain de mégot ? Plus de fric que tu n’en gagneras jamais dans ta vie, scribouillard révolutionnaire de mes deux ! Et ne me tourne pas le dos comme…

- Too bad granny. Have a nice day.

Le jeune homme fait un signe laconique de la main, sourire mi-moqueur mi-amer aux lèvres.

Sortie côté jardin.

Le gros lard reste comme deux ronds de flan, la bave écumante encore aux commissures et son faciès cramoisi lui donnant l’air mémorable d’une vache laitière qui se prendrait pour un bon dieu de taureau.


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Théâtre du Merdier Quotidien
Acte I – Scène V :
Redondance cyclique : Cup-ramen saveur Curry-Tu montes chéri ?

Extérieur soleil plombant. Agatha Station. Non loin du bazaar.
Sur des marches aux curieuses teintes fientes et dégueulis séché.


- Salut.

- Hm.
(garde le nez plongé dans ses nouilles instantanées, baguettes maniées avec maestria l’air de rien)

- Oh ! Tu pourrais quand même lever le nez… Ça sent pas mauvais ta saleté.

-
(obtempère avec plus ou moins de bonne volonté) Certes. Je ne te proposerai pas pour autant d’y goûter. Tu perds ton temps.

Étant donné que c’est tout ce que j’ai pu me payer ce midi. En ce qui me concerne, tu peux crever. Sauf ton respect. Te bouffer une main, un pied, juste une phalange ou ce qui te plaît. Mais inutile d’essayer. D’ailleurs si tu pouvais aller voir à l’autre bout de la ville si j’y suis… Hm, ça ne te tente pas on dirait. Je vois toujours le bout sinistrement pointu de tes talons-aiguilles rose électrique. Que de bon goût par ici. Je suis impressionné ma jolie.

- Radin. Enfin si c’est que pour la bouffe, pas de mal, j’comprends. Moi non plus j’aime pas partager.(se dandine d’un air qui se veut sexy et mignon sur le pavé, mais échoue lamentablement)

- Ah ? Alors tu comprendras probablement aussi que j’aime becqueter en paix.

- T’es de bonne humeur mon mignon !


- Je l’étais, Einstein. Dans la mesure du possible. Ô combien comblé par le panorama idyllique et le petit goût insipide de mon divin repas. Avant que tu ne t’incruste dans le paysage comme un touriste indésirable.

- Faut de détendre… Tu me propose rien mais devine ! Moi j’ai quelque chose pour toi.

- Sans déconner… J’ai hâte de savoir ce que c’est.


Ou pas. Enfin, quand tu en auras marre, tu me lâcheras. Alors, quel est le menu du jour ? Laisse moi deviner. A voir ta dégaine, entre la jupe qui pointe presque aux abonnés absents et le maquillage camion volé… je dirais une pipe au rabais. Ou un sachet de dope pourrie coupée avec je ne sais quelle merde. J’ai bon ? Peu de chance que je me plante sur ce coup… malheureusement. Tu devais être attirante autrefois. Au bas mot dix ans en arrière. Et sans le même nombre fois mille, au rayon orgasmes assistés par rails et fixes enchainés. J’espère au moins que tu as eu la décence de ne pas engendrer. Bien que ça me trouerai le cul une seconde fois que personne ne t’ai engrossée jusque là… On active la manœuvre s’il te plaît. Une pro de ton genre devrait normalement pas traîner pourtant.

- (sourire radieux bien que passablement édenté) Gobe-moi ces nouilles vite-fait. (émet un petit rire tenant plus du gloussement concrètement) Je t’avale la tienne par tous les trous ensuite et pour pas cher.

- Ne me fais pas rêver comme ça tu veux. Le retour à la réalité est trop abrupt après. C'est douloureux de se réveiller.

- Quoi ça te branche pas un p’tit coup vite fait avant de retourner bosser ?

- Si si, j’adore ça. Seulement je bosse pas. Enfin pas tout à fait.

- Han… t'as tout ton temps alors !
(une lueur vénale illumine un instant son regard vide et délavé) On peut louer une piaule au Sehnsucht si tu préfères un peu plus d’intimité.

-(à part) Pitié. (puis) Je t’assure, tu as le don pour tenter. Mais j’ai à faire. (plus bas à nouveau) Tiens, voilà mon mantra de la journée je crois.

-
Tu sais pas ce que loupe mon minet.

-
(détourne le regard du décolleté aux seins tombants et fripés pour le replonger dans ses nouilles lyophilisées) J’en ai une petite idée si, et j’en suis navré… Ah, la pause déjeuner est terminée. (se lève et dépasse la prostituée sans se retourner)

-
(haussant beaucoup trop la voix) Bon… en tout cas maintenant tu sais où me trouver !

- C’est ça… exactement. Et je me souviendrais aussi de t’éviter.


Retour du succinct mouvement de la main que l’on sait pour lui. Absence totale de sourire cette fois-ci.
Ce qui flotte sur son visage tient plus de l’expression nauséeuse pré-épandage de galette.

La pute le regarde un instant s’éloigner, crache par terre et s’en va tapiner quelques rues plus loin.

Sortie côté cour pour monsieur, côté jardin pour la… dame.



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Théâtre du Merdier Quotidien
Acte III – Scène II :
Combinaison idéale = Silence insomnie.

Sehnsucht Hotel. Chambre 15. Intérieur médiocre, tapisserie dépassée, le tout un minimum rangé tout de même. On est pas des bêtes, pas vrai ? 4h48 passée. Bruit répétitif des touches d’une antique machine à écrire rageusement martelées. Notre héros à poil qui plus est.

Chier. J’aurais du trouver une piaule en safe-zone. Même une bon dieu de cave s’aurait été. Si j’ouvrais la fenêtre… peut-être ? Je vais finir par me parler tout seul. Juste pour rompre un instant le Silence. Il devient assourdissant. Qui l’eut cru ? Dire qu'ils passent leur temps à faire la chasse aux décibels, hors d’ici. Pollution sonore. Ils ont même un terme consacré. Pauvres cons. S’ils savaient.

Venez donc prendre des vacances ici, pour vous ce sera le paradis. Pas d’ado attardé qui beugle sur du Mayhem... ou autre ineptie soit disant métal, soit disant dark, soit disant musicale d’ailleurs aussi ...craché plein tube par ses hauts-parleurs bientôt défoncés. La classe de singer le gratteux, tout le monde le sait. Pas plus que de voisins fanatiques du mauvais karaoké pour vous emmerder et faire regretter une surdité précoce.

Même le clébard débile qui aboie sur tout ce qui passe à cinq mètres de SON portail, vous ne l’entendrez pas. Tiens, c’est peut-être pour ça que je n’en ai pratiquement croisé aucun dans les rares jardins… Trois mois à peine et je sens que je vais devenir dingue. Alors je tape. Des kilomètres et des kilomètres de papier encré dans le vide. Un article ou le genre de conneries sortant de mes doigts à mesure que je pense, que je tourne en rond sans bouger... c’est le même tarif au final. Il n'y a personne pour accueillir comme il se doit un soupçon de vérité. Ils ont trop peur. Tiennent trop à leur magnifique cadre de vie. Sans parler de son standing Champagne-Caviar vendu avec le pack Valkyr. J’aurais du dégueuler sur ses pompes méticuleusement cirées tout à l’heure. Seulement je n’avais encore rien avalé. A part le jus de chaussette amer du bar au rez-de-chaussée. Pompeusement nommé café français. Ben tiens, je me disais bien que l’effluve faisait remonter des souvenirs de la Seine. Tout aussi aromatique quelque part, en effet.

Qu’est-ce que je branle assis là a déblatérer sans but ni sens par touches interposées ? Possible que je devienne vraiment cinglé. Efficace leur petit traitement. Je ne vois que peu d’options en réalité : soit tu pètes un câble, soit tu rejoins docilement le rang. Ou du moins tu fais semblant. Jusqu'à ce que le tout finisse tranquillement par te ronger. Te bouffer comme la gangrène. Nota Bene : bruler tout de suite ce papier une fois que j’aurais fini de délirer. Génial, voilà que la parano s’installe. Ou plus vraisemblablement un taux de lucidité et de prudence appropriés. Qu’on me rappelle pourquoi j’ai quitté l’Angleterre… Sur le moment, je dois avouer que la pertinence de l’idée m’échappe violemment. Et pourtant… Je pense que je vais rester encore un peu. Le temps que je tiendrais avant de passer de l’envie à l’acte. D’égorger le premier qui passe pour vider la soupape.

En parlant de la vider… Ouais, non en fait. La tapineuse de tout à l’heure me l’a coupée. L’effet bonus du trop plein de whisky bas de gamme et de pressions pisseuses ingurgitées surement, si j’ai le petit soldat au garde-à-vous. Ça passera. Comme les heures qui s’étiolent et s’étirent dans leur danse paradoxale. Et cauchemardesque. Ininterrompue. A mon grand désespoir. Je vais finir la bouteille. Ça aidera. Peut-être pas. Au pire, y a bien un dealer qui donne dans le cacheton-assommoir pas loin. Apparemment on trouve de tout à Eisengart. Même ce dont on ne veut pas. Y compris ce qui ne devrait pas être. Tout je vous dis. Ou presque. Il manque comme un vent de Liberté. Et je crains qu’il ne faille rapidement m’y accoutumer. Ou crever. L’option ne me paraît plus si ridicule, tout compte fait. A méditer. Je vais y réfléchir. Ainsi qu’à une sortie qui en jette un minimum. J'ai toujours trouvé le style martyr assez sympa. Je ne sais pas. On verra. Advienne que pourra.


Intérieur aube naissante. Draps de coton blanc et mal de ventre.


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Inventaire rapide en vrac :




* Bagnole :

Spoiler:


Ouais, une voiture de winner. Quoi ? Ça passe partout, même dans les trous.
Une valeur sûre. Ok, j'ai juste pas pu me payer mieux ou plus neuf. La mienne est noire. Toujours pas ?


* Armes de "service" :

Spoiler:


Smith & Wesson 586 - calibre 357 magnum (9mm parabellum)
"An american tradition matched with best of today's German technology".

Je n'ai pas résisté, le slogan était trop sublime. Et trois longueur de barillet.
Si vis pacem, para bellum. Hm ? Si tu veux la paix, prépare la guerre ?




Marushin Constrictor (8mm)
Peut-être une obsession latente des barillets, à y penser.
Son look old-school aussi, que voulez-vous.



Dernière édition par Bowie A. Gravedigger le Jeu 17 Sep - 20:26, édité 14 fois
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Re: Mr Gravedigger

Message par Bowie A. Gravedigger le Lun 14 Sep - 3:56

Fiche de synthèse :
(au cas où)


ORGANISME DESTINATAIRE
Ordre Azenath
Service du contrôle de la population





Formulaire standardisé d’identification
ou
De demande d’entrée sur le territoire





Titre : Madame / Mademoiselle - Monsieur

Nom : Gravedigger.
Nom d’épouse : -
Prénom(s) : Bowie Arthur D

Le formulaire est raturé et le dernier nom incomplètement noté.

Date de naissance : 27 janvier 2007.

Pays /Ethnie(s) d’origine : British par mon père. La Bavière du côté de ma mère. La rencontre entre le flegme que l’on sait et l’amour de la bière… Une alchimie si particulière que finalement, ils ont décidé de divorcer rapidement je vous avouerai.

Réside : Bas-quartiers, au Sehnsucht Hotel, provisoirement.
Chambre 15 puisque vous me demandez d'être précis.


Contact : Sonnez la réception si vous voulez me joindre.




Appartient à la division : Valkyr / Monarch / Kama / Lambda
Rang au sein de la division : Journaliste free-lance.
Détective privé en sus. Faut bien bouffer.


Affectation actuelle : Mon futur bureau. Si et quand je pourrais en payer le loyer. Taille suite présidentielle ou royale de préférence, si vous avez. Quoi ? Rêver aussi est proscrit ici ?

Depuis :
J’ai décidé de m’installer dans votre… charmante bourgade il y moins de trois mois. Et on m’a déjà … pucé … cela dit. Je vois que ça ne traîne pas et qu’on prend soin des étrangers ici. C’est sympathique de votre part, je ne risque pas de pouvoir jamais réellement m’égarer comme ça, entre autre… merci.

Notes civiles : Célibataire. Sans enfants. Pitié pour moi. Et surtout pour eux.
Permis de port d'arme en règles. Normalement.



Compte rendu de l’examen médical :

1m79 / 69kg - les meilleurs jours. Ceux où je peux remplir mon frigo avec autre chose que des yaourts marque pouce et mes placards avec d’autres denrées que des pâtes ou du riz premier prix.

Observations annexes du médecin de garde :


  • Chevelure blond cendré et yeux vairons (gauche bleu foncé, droit vert grisé).
  • Addiction nicotinique avérée, limite pour l’alcool et consommateur occasionnel d’autres toxiques, d’après les analyses sanguines.
  • Tatoué. Le motif occupe tout le dos et représente l'Hermite du tarot divinatoire, arpentant le sentier escarpé au centre d’un paysage désolé. Un squelette tenant une faux à lame aux reflets bleutés l’attend assise sur un rocher du sommet, un serpent se mordant la queue enroulé à sa cheville droite. Le Pendu, un sourire paisible sur le visage, se balance au-dessus d’un précipice, accroché par une corde qui paraît rongée. Hormis le halo de la lanterne tenue par l’Hermite, seules dix étoiles dont une ayant la forme de l’astre du matin, éclairent le ciel nocturne aux nuages déchirés. Elles forment d’ailleurs le dessin de la constellation d’Orion.
  • Pathologies : Lambda atteint de Drépanocytose. Ses globules rouges se rigidifiant en certaines circonstances (froid, fièvre,stress, …), ils peuvent s’accumuler dans les vaisseaux jusqu’à former des bouchons et occasionner des infarctus (osseux le plus souvent) épisodiques et très douloureux, avec parfois paralysie temporaire ou gonflement des extrémités. Une anémie constante résulte de la fragilité des globules. A noter une sensibilité accrue aux infections, pulmonaires notamment, et des possibilités d’hospitalisations fréquentes à prévoir. L’arrêt du tabac serait plus que préconisé en pareil cas.

Compte rendu de l’examen psychiatrique :

Notes du psychiatre mandaté à l’Immigration :

Du bref entretien préalable à l’obtention d’un visa, ressortent certains traits de caractère et de personnalités. Monsieur Gravedigger semble un individu réfléchit, très voire trop calme, enclin à l’observation et la réflexion avant l’action. Planificateur prudent, froidement analytique parfois, il préfèrera demeurer à tenter de sonder le fond d’une situation ou d’une personne avant de se précipiter. Il cherche à anticiper le résultat du jeu avant de faire le premier pas. Une fois la décision d’agir prise, quelles qu’en soient l’issue ou les conséquences, le Lambda ne reviendra a priori pas dessus. Efficace et doté d’une force de caractère certaine, une tendance à l’isolement excessif et au refus de coopérer se décèle plus ou moins sous la surface.

C’est également un esprit mobile, parfois versatile, toujours en mouvement et en recherche de la dernière porte de sortie ouverte en tous cas. La stagnation paraît l’effrayer, tant au niveau physique que psychique, d’où une recherche constante d’émulation – jusqu’aux extrêmes – et de connaissance. L'ennui et la banalité sont selon lui parmi les pires ennemis de l'humanité. Avec le conformisme, la consommation boulimique moderne, l'étroitesse d'esprit et l'inculture, ajouta-t-il en souriant brièvement. Désabusé, lui-même avoue volontiers ne plus attendre grand chose de ses semblables mais leur faire une confiance aveugle sur au moins un point, je cite : "se faire enculer ou poignarder dans le dos". Probablement quelque peu paranoïaque donc. Ses jugements et valeurs morales sont ambiguës également et il affiche un détachement notable par rapport à l'avis que l'on peut émettre à ce sujet ou sur lui et ses comportements, par extension.

Si son profil dénote une disposition au sacrifice pour ce qu’il juge juste ou nécessaire, monsieur Gravedigger n’est pas du type dont on fait les victimes ou qu’on asservit aisément. La foi, au sens chrétien du terme, fait défaut à cet homme. Quelques névroses, que je ne détaillerais pas ici, s’imbriquent dans sa structure psychique. Il est à prévoir des infractions à la Loi.

Tout ceci, en plus d’un goût prononcé pour l’occulte et un idéalisme indéniable bien que caché sous une gangue de cynisme, devraient pousser à une surveillance discrète du sujet.


Compte rendu d'enquête de moralité : - cf fiche libre -



Je soussigné, Bowie Arthur Gravedigger, m’engage à me conformer aux lois en vigueur sur le territoire allemand ainsi que celles édictées par le Conseil Valkyr spécifiques à la cité et suis conscient des sanctions ou pénalités légales encourues dans le cas où j’y contreviendrais.

Fait à Eisengart, le
23 septembre 2030.

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